Fard d’eau

Maquillage de douceur et sourire de rigueur
Juste au corps serré sur les blessures du passé

Elle se voulait calme, lisse, blanche comme neige
Noir charbon pourtant rebelle

Apparats diurnes contre chagrin nocturne
Le trac comme certitude
Une performance de solitude

Les pointes serrées, elle fait semblant de marcher
Seule devant tous, seule contre tous

Reste à terre et danse cette ritournelle
Celle qui trop souvent te fait valser

Pirouette aux humeurs changeantes
Danse ta vie comme une éternelle comédie

On dit que la roue tourne
Mais au jeu de l'oie, il vaut mieux tricher
Mentir pour s'inventer
Devenir l'exacerbée pour cacher la discrète,
Plumée du cœur à la tête

Quand les feux s'éteignent
N'être plus qu'elle
Sans fardeau ni masque
N'être plus qu'ailes

S'il faut faire face, alors ferme les yeux
Laisse toi voguer vers ceux
Qui n’auront pas su croire à cette parure
Cette utopie je t'en conjure

Brise d’espoir, sur le lac un signe
Dans les eaux sombres, petit rat a nagé
Laisse maintenant l’étoile s’envoler



© Fiona Marie Mueller, 2014

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